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La récession sur le marché français de l’automobile est-elle pour demain ?

Alors que les pays européens ont toujours été réputés pour la production automobile, certains changements ont été constatés durant les dernières années. C’est notamment le cas de la France qui semble connaître une chute de son marché. Quelles sont les raisons de cette baisse ? Quels sont les réelles difficultés rencontrées sur le plan industriel ? L’étude réalisée par le cabinet IHS pour Les Echos nous éclaire sur la situation.

Un marché en baisse de par le monde

Pour mieux comprendre le marché automobile français, il faut se pencher sur l’état du secteur automobile au niveau international. Que ce soit en Chine, en Allemagne ou en France, ce sont les transactions sur un plan général qui sont en baisse. Cela se traduit par une baisse des transactions mais également des productions sur l’année écoulée. La tendance s’est confirmée durant le premier trimestre de 2019 avec un nombre d’immatriculation encore plus en baisse. Les changements de normes de constructions font partie des principales causes de changement sur le marché automobile. Et les industries françaises ne font pas exception à cette règle.

Une production en baisse depuis 2017

D’après le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, la production est actuellement en baisse d’environs 8,5% face au bilan de l’année dernière. Alors que le PSA connaissait une réduction de production de 11%, cette dernière s’affiche à 10,9% en juin dernier. C’est ce qui lui permet de garder une part de marché de 32,5 %.

Pour ce qui est de Renault par contre, la baisse de production est estimée à plus de 11,5% sur la même période. Sa part du marché est donc de 25,3% contre 28,5%, il y a de cela quelques mois. Face à ces chiffres, il est évident que le marché français connaît une chute plus importante que celle du marché automobile en général. En total, la France compte 1,166 millions de voitures neuves en circulation pour cette année.

Cela équivaut une baisse de 1,83% comparé à la production enregistrée en début 2019. La situation ne semble pas pouvoir être rétablie par la hausse de production de certaines marques en France. La fabrication de Toyota qui est sensée apporter plus de 50 000 voitures devrait faire remonter les statistiques. Cette usine ne sera toutefois disponible que dans deux ans.

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Une grande délocalisation de la production

Comme mentionné plus tôt, les changements de normes de construction font partie des principales causes de cette baisse de production. Rajouté à cela, les coûts de production ainsi que les démarches liés à l’industrie française ont poussés les grandes marques de fabrication à réaliser l’assemblage des véhicules dans d’autres localisations.

La tendance semble se généraliser étant donné le nombre d’industrie française à opter pour cette démarche pour les années à venir. Cela a pour but de mieux se relever à l’issue de la crise du marché automobile qui pourrait ne s’arrêter qu’en 2022.

PSA

La PSA est l’une des premières industries françaises à opter pour la délocalisation de la production. Pour cette marque, plusieurs modèles seront désormais assemblés dans d’autres lieux pour limiter les coûts et favoriser la fabrication. C’est notamment le cas du modèle de voiture Peugeot 2008 qui a toujours été produite à Mulhouse jusque là et qui sera désormais assemblée à Vigo en Espagne. Toujours issue du même groupe, il y a l’Opel Grandland X qui n’est plus fabriqué en Sochaux. Les prochaines productions se feront en Allemagne.

Enfin, PSA envisage de faire la production de la Peugeot 208 vers le Maroc. Au total, PSA réduira la production française à une hauteur de 314 000 véhicules par an.

Renault

Renault est également l’une des marques à penser à la délocalisation de sa fabrication. Jusque là, le dernier modèle de Clio était en partie fabriqué dans les Yvelines. Bien que le plus grand de la fabrication se fasse en Turquie, certaines étapes étaient encore réalisées en France.

Suite aux changements du marché français, cela pourrait bientôt changer car la marque envisage également de partager la production entre la Turquie et la Slovénie. L’autre localisation de fabrication serait donc située à Novo Mesto pour obtenir le meilleur rendement possible. Cette situation aurait pour conséquence une réduction de la production française de 41 000 voitures environs.

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